Enquête médecin traitant

Le comité de vigilance lance une enquête pour recenser les personnes n'ayant pas ou plus de médecin traitant.
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Les maisons de santé, remède au désert médical

Les projets de maison de santé se multiplient en Brivadois. Professionnels de santé et élus y voient une manière d'attirer de nouveaux médecins.
A Brioude, le Comité de vigilance demande de considérer la possibilité de créer un centre de santé avec des médecins salariés.

Lire le dossier de La Ruche du 30 mars 2018


Le territoire de Brioude manque de médecins généralistes

Avec l'intervention du Comité de vigilance, le sujet de la santé s’est invité au conseil communautaire de Brioude sud Auvergne, mercredi 22 mars.

Voir l'article de La Montagne


Intervention du Comité de vigilance au Conseil Communautaire

Mercredi 21 mars, le Comité de vigilance est intervenu au Conseil communautaire  de Brioude Sud Auvergne pour rappeler ses priorité en matière de santé dans le cadre de la consultation sur le Projet Régional de Santé (PRS).

Voir la déclaration du Comité

Les élus sont un peu responsables de la santé de leurs concitoyens

Le 6 mars, le Comité de vigilance invitait les élus à se pencher sur le projet de Schéma Régional de Santé

Voir l'article de La Montagne

Voir le modèle de délibération

Notre détermination est immense et notre énergie inépuisable

C'est devant une assistance nombreuse (malgré les intempéries) que François Boudet, président du Comité a ouvert l'assemblée générale du Comité de vigilance de l'hôpital public de Brioude (lire le texte intégral de son intervention en annexe).

Il a tout d'abord fait le bilan de l'année écoulée qui fut marquée par les Assises de la santé organisées par le Comité en mars 2017, Assises qui furent une réussite. Le questionnaire fut également un succès et a permis de mieux cerner les besoins de la population, tout en faisant mieux connaître l'hôpital qui a vu les demandes de consultations s'accroître. Le Comité remercie la presse locale pour son implication dans ces assises et tout particulièrement Pomme Labrousse qui a animé les débats.


Tout au long de l'année, le Comité a pu rencontrer la directrice de l'hôpital dont l'activité se développe et se diversifie. Malgré tout, des incertitudes demeurent quant à l'avenir du service des urgences.

La situation financière de l'hôpital s'améliore et L'Agence Régionale de Santé (ARS) a accordé un soutien financier.  Toutefois le centre périnatal voit sa subvention diminuer et de nouvelles restrictions sur le personnel sont envisagées. Les emprunts toxiques continuent de peser sur le budget de l'hôpital. Le Comité demande que "l'étau budgétaire soit desserré afin que le personnel dont nous mesurons chaque jour la compétence et le dévouement puisse exercer son travail dans de bonnes conditions et que la qualité de service fournie aux patients ne soit pas dégradée."

Si l'arrivée d'un scanner à Brioude est quasiment acquise avec l'accord favorable de l'ARS, il convient de rester attentif et vigilant. D'autre part l'installation ne peut être envisageable avant la fin de l'année.

Tout au long de l'année le Comité fut également mobilisé sur le rattachement de l'hôpital de Brioude au Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) du Puy. Le recours déposé devant le Tribunal administratif contre ce regroupement "forcé" suit son cours et aucune décision n'a encore été prononcée. Le Comité remercie les six Communauté de communes et le député Jean Pierre Vigier de leur aide financière pour intenter ce recours.
Malgré les promesses faites lors de ce rattachement, certains témoignages montrent que les malades ne disposent pas toujours de leur liberté de choix et que certains patients soient orientés contre leur volonté vers le Centre Hospitalier Emile Roux (CHER) du Puy.
Le Comité lance un appel pour que les personnes qui auraient subi des pressions pour être dirigées sur Le Puy, voire Saint Etienne, en informent le Comité.
Le Comité constate que le projet médical qui devrait accompagner ce rattachement a des difficultés à se mettre en place, preuve que ce rattachement ne repose sur aucun fondement médical.
Malgré les promesses faites lors de ce rattachement, certains témoignages montrent que les malades ne disposent pas toujours de leur liberté de choix et que certains patients soient orientés contre leur volonté vers le Centre Hospitalier Emile Roux (CHER) du Puy.

Le Comité lance un appel pour que les personnes qui auraient subi des pressions pour être dirigées sur Le Puy, voire Saint Etienne, en informent le Comité.

Le Comité constate que le projet médical qui devrait accompagner ce rattachement a des difficultés à se mettre en place, preuve que ce rattachement ne repose sur aucun fondement médical.

Autre mobilisation du Comité durant l'année écoulée, la pénurie de médecins sur le bassin de santé de Brioude. 
Serge Lonjon (membre du Comité) a été un "lanceur d'alerte" sur ce problème que la presse a largement repris et médiatisé. Le questionnaire fait par le Comité permet d'estimer à 10 % la part de population qui ne dispose pas de médecin traitant.
Suite aux interventions du Comité, le maire de Brioude a organisé une réunion avec tous les professionnels de santé, réunion à laquelle le Comité a été invité.
Un projet, en lien avec le cabinet Montlaizon a été esquissé et la Communauté de communes a voté un budget pour aménager l'immeuble interconsulaire. Mais à ce jour aucun travaux n'a été entrepris.
Parallèlement un autre projet s'élabore dans l'immeuble Flore en cours de construction.
Le Comité suit l'évolution de tous les projets qui vont dans le sens d'une amélioration de l'offre de soins et propose d'autres solutions, comme celle du recrutement de médecins salariés, à l'exemple de l'expérience menée par le département de Saône et Loire  ou la mise en place de consultations de médecine à l'intérieur de l'hôpital.
Autre préoccupation de Comité, le remboursement des soins pour les personnes ne disposant plus de médecins traitants. Les engagements de la CPAM à ce sujet restent vagues.
Le Comité va lancer dans un proche avenir une campagne pour recenser nominativement toute les personnes dépourvues de médecins traitant.

Avant de céder la parole à l'assemblée, le président a rappelé que la détermination du Comité était immense et son énergie inépuisable.



Dans la première intervention Patrick Matho (membre de Comité) a rappelé que la question de la pénurie de médecin n'était pas nouvelle et datait de plusieurs années et que plusieurs communautés de communes avaient pu résoudre le problème avec des incitations financières ou le recours à des cabinets de recrutement. Il y a également d'autres solutions que celles proposées par la médecine libérale, d'autant plus que la nouvelle génération de médecins aspire à être salariée. Les solutions existent, pour peu qu'on se donne la peine de les chercher.

Le docteur Pierre Pommarel insiste sur le fait que la solution ne se résume pas à un problème de locaux et que d'autres éléments entrent en ligne de compte (travail du conjoint, …). Il évoque l'intérêt des jeunes médecins pour le salariat et le fait que la proximité d'un hôpital est un atout pour attirer de jeunes médecins. L'expérience du département de la Saône et Loire évoquée par le président lors de son intervention est très intéressante.

Alexis Juilliard (membre du Comité) précise que le désert médical ne concerne pas seulement les généralistes, mais également les spécialistes. Il regrette la suppression récente des consultations en dermatologie à l'hôpital.

Alain Garnier (maire de Saint Georges d'Aurac et représentant des élus au sein du Comité) fait part de l'expérience de la Communauté de communes de Paulhaguet. La recherche de médecins a été un travail de longue haleine débuté en amont de la fin d'activité des médecins en exercice sur la commune de Paulhaguet. Au-delà des incitations financières, il a fallu l'aide d'un cabinet de recrutement pour attirer des médecins. Pour résoudre le problème de la pénurie de médecin, il a fallu "travailler, travailler, travailler".

Dominique Béjot (ancien directeur de l'hôpital et membre du Comité) déclare qu'il existe plusieurs solutions à notre disposition et qu'il convient de se rapprocher le plus possible de l'hôpital. La proximité d'un plateau technique performant et les compétences de l'hôpital constituent autant d'atouts importants pour attirer des médecins qui aujourd'hui ne veulent plus travailler seuls. Le développement de la télémédecine est aussi une voie à explorer.

Jean Jacques Faucher, maire de Brioude, "souscrit à la virgule près" à la description de la situation faite par le président du Comité et salue le travail du Comité.
Pour l'hôpital la situation s'améliore et les activités se développent. Pour les urgences, l'avenir dépend de décisions nationales. Le scanner est acquis grâce à la mobilisation, mais la demande officielle ne pourra être faite que fin avril, après l'élaboration du Plan Régional de Santé (PRS).
En ce qui concerne la médecine de ville, le projet de l'immeuble Flore a aujourd'hui la préférence de la Communauté de communes. Des contacts ont été pris avec 2 médecins et le projet avance depuis 6 mois. Des "fils ont été noués, mais il faut y aller doucement". Le projet dit de l'hôtel consulaire reste une alternative possible en cas d'échec du projet "immeuble Flore".

Une membre du Comité donne lecture d'une déclaration de Christophe Bédrossian (maire d'Autrac et membre du Comité), absent à cause des intempéries. Dans cette déclaration, Christophe Bédrossian rappelle que le 12 avril le Conseil Communautaire avait adopté à l'unanimité une délibération dans laquelle il s'engageait à inscrire au budget la création d'un cabinet médical et à solliciter des subventions auprès de la Région et du département. Il trouve inacceptable que le projet de cabinet au sein de l'hôtel interconsulaire ait été abandonné

Une intervenante suggère que les collectivités accordent des bourses aux étudiants en médecine en contrepartie de leur installation.

Michel Bergougnoux (conseiller départemental) se félicite du dynamisme de l'hôpital et de l'implication du corps médical. L'expérience menée dans le département de la Haute Loire retient toute son attention. Il se propose, avec sa collègue Nicole Chassin (également présente) de porter la question de la pénurie de médecin au sein du conseil départemental. Il critique au passage le comportement corporatiste d'une partie du corps médical et pense que les efforts faits par la collectivité ne doivent pas être sans contrepartie.

Une autre intervenante qualifie les médecins "d'enfants gâtés" et réclame une augmentation du numérus clausus.

Pour Dominique Béjot la situation est la résultante des politiques menées depuis plusieurs années pour réduire les dépenses de santé et de la théorie selon laquelle il suffirait de réduire le nombre de prescripteurs pour y parvenir.

Serge Lonjon précise qu'il faudrait 14 médecins sur le bassin de Brioude pour parvenir à un équilibre médical, alors qu'il n'en existe que 9 et que plusieurs vont cesser leur activité dans un proche avenir. Les solutions recherchées du côté de la médecine libérale ne sont pas incompatibles avec d'autres solutions, médecins salariés ou création d'une maison médicale universitaire adossée à l'hôpital.
Il faut se servir de tous les leviers pour résoudre de façon durable la pénurie de médecins.

Le bilan financier présenté par le trésorier Jean-Michel Mallet a été adopté à l'unanimité.

Pour conclure, l'assemblée générale a également procédé au renouvellement du tiers des membres du Conseil d'administration, conformément aux statuts.


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